L’École Hermès des savoir-faire dispense une formation diplômante de qualité destinée à des femmes et des hommes de tout horizon désireux de devenir artisans.
L’École Hermès des savoir-faire dispense une formation diplômante de qualité destinée à des femmes et des hommes de tout horizon désireux de devenir artisans.
Les métiers chez Hermès : artisans du cuir
Bonjour tout le monde !
Je m’appelle Kimberley.
Kimberley Levraux
Artisan piqueuse mécanicienne
Je suis mécanicienne pour la maison Hermès.
On dit aussi piqueuse.
Aujourd’hui, je vous fais découvrir mon métier.
Episode 3 : le piquage
Moi, je travaille pour tous les artisans de mon atelier.
C’est eux qui me donnent le rythme et moi qui dois les soutenir et les suivre pour l’avancée de leur sac.
Voici les outils de mon quotidien.
Donc ici, une pige, mon alêne, un coupe fil, une griffe, les fils de lin.
Et pour finir, nous avons le compas pour faire des jolis tracés.
Dans le jargon, on nous appelle des mécaniciennes ce qui est un terme un peu barbare.
On pourrait penser tout de suite à de l’automobile.
Du coup, on nous appelle : les piqueuses.
Pour que ce soit bien distinct.
On n’est pas réellement des piqueuses parce qu’une piqueuse va faire un travail à la chaîne.
Ce n’est pas du tout le cas chez Hermès.
C’est un travail de mécanicienne.
Peu importe les épaisseurs, peu importe le sac, peu importe la matière, je dois être capable de régler ma machine pour pouvoir avoir une couture qui est à l’attendu et à la qualité Hermès.
Alors là, je viens de finir une couture.
Du coup, je vais directement rendre la boîte à l’artisan.
Salut William ! Je te rapporte ton fond.
Super ! Merci.
Nos coutures sont toujours liées.
Quand moi, je viens faire une couture machine, forcément, l’artisan va récupérer mon fil derrière pour faire des points de solidité.
C’est vraiment un échange perpétuel entre la table et le mécanicien.
Je fais des Haut à courroies Rock, des Kelly, des Birkin, de la petite maroquinerie.
En termes de découverte, j’adore l’art de vivre qui arrive de plus en plus dans nos ateliers.
Justement, là, je vais piquer un jeu d’échecs.
L’artisan s’est occupé, de faire toute la marqueterie je vais venir faire tout le tour du plateau.
À l’atelier, on est à peu près 25 personnes pour deux piqueurs mécaniciens.
Moi, j’ai la chance d’être avec mon collègue Patrick qui a plus de 30 ans de maison, qui a un savoir-faire hors pair et qui a pu me donner tous ses conseils.
Aujourd’hui, Hermès propose une formation complète sur le métier de piqueur mécanicien en maroquinerie, à l’École Hermès des savoir-faire.
Le plus grand conseil que je peux donner pour entrer dans la maison Hermès, c’est d’être passionné.
Si vous avez la passion, l’envie, la motivation, vous y arriverez.
Je dirais que les qualités qu’il faut avoir c’est déjà le goût du beau.
Parce qu’aujourd’hui, Hermès, c’est l’excellence en maroquinerie.
Pour moi, réellement, un sac, c’est trois corps de métiers : un coupeur, un artisan et un piqueur mécanicien.
C’est le savoir-faire de ces trois corps de métiers qui font d’aussi beaux produits, qui font rêver des gens dans le monde entier.
Et pouvoir aujourd’hui me dire que je suis actrice de la construction de petits rêves chez tout le monde, c’est… C’est un joli cadeau !
A découvrir : la coupe, la table
Les métiers chez Hermès : artisans du cuir
Bonjour. Il est 7h30. Bienvenue aux ateliers Hermès de Pantin.
William Lecoq – Artisan sellier maroquinier
Je vais vous montrer la journée d’un sellier maroquinier.
Rendez-vous au deuxième étage, là.
Dans mon atelier, pour vous montrer tout ce qu’on fait.
Allez, suivez-moi !
Episode 2 : la table
Bienvenue à l’atelier voyage.
Ici, on est dans la zone des piqueuses avec Annette.
Coucou Annette.
Tout le monde n’est pas encore arrivé.
Ce qui est bien ici, c’est que les horaires sont assez flexibles.
Bonjour !
L’histoire d’un sac chez Hermès commence à la coupe.
Ensuite ça vient ici à la table, où on va fabriquer, monter les sacs, où on aura des allers-retours entre l’artisan et les mécaniciens qui font les passes machines.
Voici la palette des outils indispensables du sellier maroquinier.
On a les filets : le filet double, qu’on vient passer sur la tranche du cuir et le filet simple.
Les teintures, le papier à poncer, les alênes pour percer le cuir, les aiguilles, le fil, le perloir avec son marteau.
On va récupérer la caisse.
Elle vient de la coupe, elle est passée par la bijouterie.
Donc là maintenant, on a les cadenas, les fermoirs, les pieds.
J’ai de quoi monter quatre sacs et c’est parti, on y va !
On a un éventail assez varié de techniques.
Vraiment, il faut être assez multitâches et être assez habile de ses mains pour pouvoir faire plein de petites étapes qui ont toute leur importance pour avoir un produit fini de très bonne qualité.
C’est un travail d’exigence, d’excellence, surtout chez Hermès.
On a souvent l’image peut-être de l’artisan qui fait son travail très lentement, en prenant son temps.
Ici, on demande de la qualité, mais il faut aussi avoir le rythme, savoir enchaîner et avoir un peu de rapidité dans les gestes tout en étant toujours précis.
Dans un atelier, on est entre 20 et 30 artisans. On a une ambiance assez studieuse, mais à la fois très décontractée.
On a des rapports assez pluriels et humains avec les autres artisans.
Et notamment dans la passation des modèles où on m’a appris un modèle et à mon tour je vais l’apprendre à quelqu’un d’autre.
Au départ, j’avais la formation sur le Kelly et petit à petit, j’ai appris le Constance, le Kelly Mini, le Birkin, et des choses un petit peu plus précieuses comme le Kelly Midas ou les Or et Diamants.
Quand je discute de mon métier avec ma famille, mes amis, les gens s’imaginent que je ne fais que des selles de cheval derrière une machine à coudre avec un brouhaha prenant.
Ici, on n’est pas du tout dans une ambiance d’usine avec un travail à la chaîne.
Comme on a pu le voir.
On est vraiment sur une beauté du geste de la main de l’artisan qui vient signer son sac à la fin.
On n’a pas besoin de formation spécifique pour arriver chez Hermès.
On peut aller sur l’École Hermès des savoir-faire, postuler en ligne, avoir une formation et à l’issue de ça, on a un CAP maroquinier.
Tadam !
Le Kelly 40 est terminé !
Maintenant, il va être contrôlé par les contremaîtres et partir en livraison.
Maintenant, la journée est terminée.
Bonne soirée !
A découvrir : la coupe, le piquage
Les métiers chez Hermès : artisans du cuir
Le métier de maroquinier chez Hermès se divise en trois grandes parties : la coupe, la table et le piquage.
Épisode 1 : la coupe
Aujourd’hui, je vous fais découvrir la coupe.
Pierre-OIivier Couet
Artisan coupeur préparateur
Je m’appelle Pierre-Olivier.
Ça fait dix ans que je travaille au sein d’Hermès.
Salut Lionel.
Donc je vais vous présenter mon atelier, juste derrière moi.
Donc là, on va avoir la partie contrôle de peau, la partie coupe en fond.
Et là, je vais vous montrer mon poste de travail, ma machine de coupe et mon établi où je vais avoir mes différents outils.
Donc là, nous avons l’indispensable.
C’est l’outil le plus connu dans le monde de la maroquinerie, qui nous permet de couper.
Suivant les matières, on va utiliser soit le crayon, soit le stylo.
Notre cutter qui nous permet de couper, mais aussi de retirer certains défauts de la peau.
Et comme nous avons les machines numériques, la souris nous permet de positionner nos morceaux sur le cuir.
Ce qui est agréable au sein de la maison Hermès, c’est qu’on peut moduler nos horaires.
Il n’y a pas réellement de journée type, je pense, dans une vie d’atelier.
Ça se régit pas mal par nos objectifs, par nos réunions, par notre manager.
Chaque modèle a ses spécificités.
En ce moment, on fait du Kelly, beaucoup de ligne pique-nique.
Le métier de coupeur, on s’imagine quelqu’un avec des grands ciseaux en train de découper du cuir.
Alors que pas du tout.
En fait, couper, c’est vraiment une infime partie.
Réellement, 90% du travail de coupeur c’est le regard qu’il peut avoir sur la matière.
Donc c’est de bien manipuler sa peau, de regarder un peu dans tous les sens, au niveau de la lumière, des contrastes pour repérer nos défauts.
Je regarde aussi mon grain pour être sûr que quand je vais venir positionner mon modèle, tout sera parfait et en faisant très attention qu’il n’y ait pas de défauts là où je place mes différents morceaux avant la mise en coupe.
Le but du jeu, c’est de respecter un sens déjà de coupe, un sens de prêtant de la peau, parce qu’on a toujours des parties qui sont plus fortes que d’autres et donc de positionner pour avoir une homogénéité sur notre sac une fois fini.
Le métier de coupeur, c’est aussi la préparation.
Et aujourd’hui, tous les artisans sont formés à la coupe et la préparation.
Je suis passé par un CAP maroquinerie.
Aujourd’hui, pour acquérir ce diplôme, nous pouvons passer par l’École Hermès des savoir-faire, qui va vous apprendre le métier et ensuite vous aurez la spécialisation de coupeur.
Les qualités requises, il faut, je pense, avoir un bon sens de l’organisation, parce qu’on a quand même beaucoup de morceaux, une bonne main, comme on peut dire.
Il faut quand même avoir du toucher, toucher la matière, ressentir, une bonne vue.
La matière, aujourd’hui, on en est fier.
C’est quelque chose d’exceptionnel aussi que la maison Hermès nous offre pour qu’on puisse derrière créer des sacs exceptionnels.
L’artisan table va retrouver dans cette caisse tout ce qu’il lui faut pour monter le sac.
Étape de préparation finie.
Prêt pour aller à la table !
À découvrir : la table, le piquage
L’École de Fitilieu forme les futurs artisans du pôle. Celui-ci est constitué de quatre maroquineries situées à Aix-les-Bains, à Belley et aux Abrêts et rassemble aujourd’hui près de 750 artisans. Depuis 2017, l’École de formation, en amont des ateliers de production, porte une attention particulière à des apprenants en situation de handicap. En 2021, il est devenu le premier site de l’École Hermès des savoir-faire.


L’École d’Allenjoie forme les futurs artisans du pôle. Hermès s’est installé en 1996 et a ouvert sa première manufacture à Seloncourt en 1999. Deux autres manufactures sont venues compléter ce pôle : à Héricourt en 2016 et à l’Allan en 2018. Aujourd’hui, près de 700 artisans Hermès travaillent dans cette région.


L’École de Riom forme les futurs artisans du pôle Auvergne. Au sein du parc naturel des volcans, les artisans de la maroquinerie de Sayat exercent leurs savoir-faire depuis 2004, entourés de pommiers, de vignes et d’un conservatoire des châtaigniers. En 2024, Hermès ouvre un nouveau site au sein de l’ancienne manufacture des Tabacs de la ville de Riom.






L’École de Saint‑Vincent‑de‑Paul forme les futurs artisans de la maroquinerie de Saint‑Vincent‑de‑Paul et de la maroquinerie de Loupes, au sein du pôle Guyenne. Elle s’inscrit dans le projet du Village en transition porté par la commune de Saint‑Vincent‑de‑Paul, en Gironde.
Chaque site compte 260 artisans. L’Ecole s’appuie sur des équipes venues d’autres pôles pour former et accompagner les nouveaux collaborateurs.
L’École de Marthon et celle de Saint-Junien forment les futurs artisans du pôle.
L’implantation d’Hermès dans le sud-ouest de la France débute à Nontron en 1996, puis se poursuit en 1998 avec la reprise de la ganterie de Saint-Junien, qui accueille aussi des artisans maroquiniers.
Depuis l’ouverture de la maroquinerie de la Tardoire à Montbron en 2015, suivie de celle de L’Isle-d’Espagnac en 2025, le pôle compte désormais plus de 900 artisans.
L’École de Val de Vence forme les futurs artisans du pôle Ardennais. Implanté depuis 2001 à Bogny-sur-Meuse, dans des locaux qui semblent flotter sur la Meuse, Hermès a inauguré le 12 mai 2023, son deuxième site au bord de la Sormonne sur les communes de Tournes et de Cliron. Avec ses deux maroquineries, Hermès compte plus de 500 artisans.



L’École de Louviers forme les futurs artisans du pôle. Installé depuis plus de vingt ans dans la région avec ses ateliers de parfumerie, Hermès a ouvert la maroquinerie de Normandie en 2017, à Val-de-Reuil. À quelques kilomètres de là, la maroquinerie-sellerie de Louviers, inaugurée en avril 2023, accueille 260 artisans. Les deux maroquineries du pôle Normand emploieront à terme environ 500 artisans.